1. Pourquoi ce projet maintenant ?
Parce que parfois la vie impose des virages. Ce projet, je le porte depuis plus de 13 ans. Il a mûri, attendu. Aujourd’hui, il fait sens. Il me permet de me recentrer, de retrouver ce lien simple mais précieux : la rencontre humaine.
2. Est-ce un projet artistique ou documentaire ?
Les deux. Il y a une volonté artistique forte dans la composition, la lumière, le choix du format… Mais il y a aussi une volonté de témoigner, de donner à voir la diversité humaine d’un territoire.
3. Tu suis un itinéraire précis ?
Pas vraiment. C’est un mélange de rendez-vous préparés, de recommandations, et de hasard. Le chemin se fait en avançant, en écoutant les gens, en me laissant surprendre.
4. Tu photographies qui exactement ?
Des gens. Connus, inconnus, jeunes, vieux, atypiques ou ordinaires… Ce qui m’importe, c’est leur singularité, pas leur statut.
5. Comment choisis-tu tes sujets ?
À l’instinct. Une gueule, une attitude, un regard, une histoire qu’on me souffle… Parfois c’est un coup de foudre visuel, parfois c’est une rencontre qui devient évidente après discussion.
6. Pourquoi "Gueules de France" ?
Parce que j’aime ce mot. Il est brut, franc, populaire. Il évoque le visage mais aussi le caractère, le vécu. Et puis ça sonne comme un vieux bistrot, un dialogue d'Audiard, ou un roman de Céline.
7. Tu ne fais que des portraits ?
Non, je capture aussi des paysages, des ambiances, des fragments de lieux. C’est une manière de contextualiser les rencontres, de raconter la France à travers ses visages et ses décors.
8. Tu travailles avec quel matériel ?
Principalement avec un appareil moyen format, en lumière naturelle. Ce choix m’impose une certaine lenteur, une exigence. Mais c’est aussi ce qui permet d’aller chercher une profondeur rare.
9. Le projet va durer combien de temps ?
Environ deux ans. Mais je ne suis pas à la minute. Le projet a sa propre temporalité. Ce qui compte, c’est de le vivre pleinement, pas de le boucler vite.
10. Comment peut-on te soutenir ?
En suivant le projet, en partageant les images, en venant aux expos ou en participant via la boutique ou les dons. Toute forme de soutien, même symbolique, est précieuse.